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La beauté de l'uniforme

 

L’uniforme scolaire tant décrié au début s’est avéré en fin de compte beau

 
Au mois d’Août dernier depuis l’annonce du projet de l’introduction du port de l’uniforme par tous les élèves de l'écoles de base.tant d’encres et de salives ont été usés pour commenter cette information en provenance des hauts responsables du ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (MENFOP). Et en premier lieu de leur chef, le ministre du MENFOP, Moustapha Mohamed Mohamoud.
Les terrains des débats ou des critiques les plus virulents furent les réseaux sociaux dont celui le plus utilisé par les djiboutiens à savoir Facebook,
Radio trottoir ou les lieux publics de rencontres populaires, n’avaient pas manqué le rendez des polémiques nées de la nouveauté déclarée.
Les faux semblants philanthropes de l’opposition de l’intérieur ou de l’extérieur ont trouvé le sujet opportun ou l’arme idéale pour faire parler d’eux en cette période de disette électorale.
L’altercation principale provenant non du port programmé de l’uniforme par les écoliers mais du prix de la double tenue fixée à 7 000 frd.
Ce prix de vente indiqué fut à son tour pour des nombreuses personnes de tout bord l’occasion idéal pour souffler le chaud. Le moment tant attendu pour manipuler l’opinion publique en vue de ses intentions obscures.
Anticipant l’envenimement des choses à l’approche de la rentrée scolaire, le chef du MENFOP avait envoyé ses principaux collaborateurs tâtés les pouls des tuteurs des apprenants des établissements de base de la capitale et des chefs-lieux des régions de l’intérieur.
Lors de leurs rencontres avec les parents d'élèves, les hauts responsables du MENFOP avaient soigneusement récolté les avis et les doléances de leurs interlocuteurs.
En tenant au courant à leur ministre la teneur de leurs débats avec les responsables des écoliers ipso facto le prix de vente des uniformes scolaires est drastiquement rabaissé à 4 000 frd pour la double tenues..
D’autant plus que tous les élèves des écoles rurales bénéficieront gratuitement l’uniforme prôné.
Une fois de plus le chef du MENFOP avait bel et bien démontré qu’il était à l’écoute du peuple.
Cette ultime information fut une pilule amère pour tous les polémistes tout en mettant un point final aux débats.
A une semaine de la date butoir de la rentrée scolaire 2018/2019 des points de vente des uniformes avaient ouvert leurs portes dans toutes les circonscriptions scolaires.
A l’opposé du souhait des controversistes, les parents en compagnie de leurs progénitures se sont rués vers les maisons de vente pour l’achat des tenues de ‘uniforme scolaire.
Dans ces lieux, ils découvrent pour la première fois la qualité du tissu et des couleurs de l’uniforme exigé dont s’habilleront tous les écoliers.
Une semaine après la mise en vente de l’uniforme, le jour j arriva.
Et ce jour de la rentrée scolaire 2018/2019 fut différent des autres vécus depuis la création de l’école publique djiboutienne.
Les chefs des écoles de base, les enseignants, les tuteurs des élèves, les officiels de passage qui la supervisent et le reste de la société djiboutienne avaient découvert la beauté du port de l’uniforme par l’ensemble des écoliers d’une école. Leur admiration fut à son comble.
Ils ont tous été enthousiasmés par cette nouveauté introduite.
« De loin, les élèves ressemblent à des petits bonhommes gendarmes » affirme Amina, une mère dont ses enfants fréquentent l’école d’Ali-Sabieh 2.
Certainement, elle fait allusion aux couleurs de la gendarmerie nationale.
« Difficile à retrouver son garçon ou sa fillette dans la cour ou à la sortie de l’école tellement qu’ils ressemblent tous » annonce cette autre tutrice accrochée au grillage de l’établissement le goûter dans les mains.
Quant aux instituteurs et institutrices, ils n’ont pas manqué d’émettre leurs impressions.
Idriss, le maître doyen de l’école fait part de son pressentiment en disant : « Une chose est sûre, cela va conscientiser davantage les écoliers de leur statut d’apprenants »
L’homme de part sa nature réfute toujours le changement de coutume mais fini par adhérer et reconnaître le bienfait d’une décision nouvelle comme le port de l’uniforme scolaire pour les élèves de l’école djiboutienne.

Ali Ladieh
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